vendredi, avril 10, 2026

Intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption : La HAPLUCIA lance le pré-test dans l’enseignement supérieur et les centres de formation

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Après l’étape des établissements d’enseignement secondaire général et technique, la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), appelée à devenir Haute autorité pour la transparence, l’intégrité de la vie publique et la lutte contre la corruption (HATIC) selon la Constitution du 6 mai 2024, lance le pré-test du projet d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption dans les curricula de l’enseignement supérieur et des centres de formation. C’était ce lundi dans la matinée, au cours d’une cérémonie à l’Ecole nationale d’administration (ENA) à Lomé.

Table d’honneur au lancement des travaux

« Cette institution prestigieuse forme les hauts cadres de l’administration publique, appelés demain à gérer les affaires de l’Etat, à concevoir et à mettre en œuvre les politiques publiques et à incarner l’autorité de la République. Introduire l’enseignement de l’éthique, de l’intégrité et de la prévention de la corruption à ce niveau stratégique revient à agir en profondeur, à la source même des responsabilités futures. C’est contribuer à la formation des décideurs responsables, des gestionnaires rigoureux et commis de l’Etat conscients de la noblesse et de l’exigence de leur mission », motive Kimelabalou Aba, Président de la HAPLUCIA.

Kimelabalou Aba, le Président de la HAPLUCIA

« La lutte contre la corruption ne peut plus se contenter de tribunaux et de sanctions. Elle doit s’enraciner là où l’esprit se forme : ici à l’ENA et dans les universités (…) La véritable guérison de la gangrène que constitue la corruption commence par la transformation des mentalités », avance le Directeur Général de l’ENA, Prof Adama Kpodar, érigeant les universités et centres de formation comme « un rempart idéal contre la corruption car étant des laboratoires où se prépare le futur ». « Si les germes de la corruption s’y infiltrent, c’est l’avenir de notre nation qui sera affecté », souligne-t-il, présentant le projet d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption comme une opération de salut public.

Vue des experts et cadres de la HAPLUCIA

Durant trois jours d’affilée, les élèves de l’ENA seront entretenus sur la problématique de la corruption à travers une série de conférences sur des thématiques variées selon les cycles d’études. « Problématique de la lutte contre la corruption : enjeux et défis », « Mécanismes de lutte contre la corruption et la participation citoyenne » et « Lutte contre la corruption au Togo : cadres juridique et institutionnel » pour les élèves de niveau Licence. « Corruption et bonne gouvernance » et « Déontologie et responsabilité professionnelle » pour ceux de Master. Et « Environnement socioculturel et lutte contre la corruption » pour le cycle doctoral.
Ces conférences sont censées permettre aux participants d’explorer, de manière approfondie, la réalité du phénomène de la corruption, ses causes, ses manifestations ainsi que ses conséquences néfastes sur la gouvernance, le développement et la confiance des citoyens à l’égard des institutions publiques. Mais également forger en eux une conscience éthique solide et un sens aigu de la responsabilité publique, leur permettre d’adopter, dans leurs futures fonctions au sein de l’administration publique, des comportements exemplaires fondés sur l’intégrité, la transparence, le respect du bien public et la primauté de l’intérêt général.

Vue partielle des élèves participants

Bâtir une administration responsable et former une jeunesse intègre, capable de porter le développement du Togo sur des bases éthiques solides, tel l’objectif du projet d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption. « En intégrant durablement l’éducation à la lutte contre la corruption dans nos curricula, nous faisons le choix de la prévention par le savoir, de la transformation par l’éducation et de la consolidation de l’Etat par l’éthique », motive le Président de la HAPLUCIA.
Après le pré-test dans l’enseignement supérieur et les centres de formation, suivra une phase d’expérimentation devant impliquer un nombre élargi d’établissements.

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