samedi, avril 11, 2026

Un collectif de partis politiques et d’OSC du Togo tacle l’OIF…

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Le Togo et notamment l’Assemblée nationale abrite, depuis ce mardi 07 avril jusqu’au jeudi 09 avril 2026, la 17e Conférence des Présidents d’Assemblée et de section de la région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). Une rencontre axée sur la démocratie, l’état de droit, la coopération interparlementaire et la situation politique en Afrique, notamment de l’ouest. Profitant de l’occasion, un quatuor de regroupements de partis politiques et d’organisations de la société civile interpelle l’organisation sur les balbutiements de la démocratie au Togo et formule des exigences.
Sur la concession de l’organisation même de cette conférence au Togo, le collectif composé de la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK) originelle, le Front Touche Pas A Ma Constitution (TPMC), la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) et l’association Lumière pour le développement dans la paix (LDP) dit tout le mal qu’il en pense. « Cela signifie-t-il que la Francophonie considère que les autorités togolaises sont porteuses des valeurs de démocratie et d’Etat de droit, retenues comme thèmes de la conférence ? », se demande-t-il.
Rappelant le contexte lugubre et l’état de ces valeurs au Togo, la durée du règne de Faure Gnassingbé (21 ans), l’adoption de la nouvelle Constitution le 19 avril 2024 sans consultation du peuple (sic), la répression sanglante de la contestation populaire (7 morts), le mutisme de l’OIF sur ces faits…ce collectif se demande si c’est « ce type de démocratie que célèbre à Lomé la 17e Conférence des Présidents d’Assemblée et de Section de la région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie ».
Profitant de l’opportunité, le regroupement formule des exigences. Il appelle notamment l’OIF à «reconnaitre sa responsabilité dans le désordre institutionnel instauré au Togo, par sa validation des élections frauduleuse et son silence face aux violations des droits et des valeurs démocratiques ; mettre en cohérence sa rhétorique sur les valeurs démocratiques, les libertés et les droits avec ce que vit concrètement la population ; mettre la jeunesse africaine au centre de ses missions et objectifs, particulièrement la jeunesse togolaise qui est traquée à l’intérieur et dans la diaspora ; sortir de l’enfermement des relations avec les Etats afin de s’ouvrir aux peuples de l’espace francophone ; construire la Francophonie des peuples ».
L’OIF, croient fermement ces partis et OSC, « doit faire sa mue et devenir la Francophonie des peuples pour ne pas être perçue comme un instrument de l’ère de la Françafrique qui soutient les dictateurs en Afrique ».

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