Adoptée depuis quatre ans, la loi n°2021-012 du 18 juin 2021 portant Code du travail en République togolaise continue de susciter des controverses et contestations, au vu des effets liberticides de certaines dispositions problématiques. L’Union syndicale des travailleurs des entreprises nationales et multinationales du bois, bâtiment et travaux publics (USYNEM-BTP) pose (à nouveau) le débat, au cours d’une journée de réflexion organisée ce vendredi 12 septembre 2025 à l’hôtel La Concorde à Lomé.
Intitulé « Les principales dispositions relatives à la protection des travailleurs », le premier module a permis aux participants, parmi lesquels des représentants des confédérations syndicales du Togo, des délégués syndicaux et du personnel, entre autres, d’avoir un aperçu de ces mesures. Le second a, quant à lui, permis d’identifier les dispositions problématiques dénoncées par les organisations syndicales, notamment sur la protection des droits des travailleurs, la liberté syndicale et d’expression, les mécanismes de licenciement, le droit de grève et les conditions de travail.

La rencontre aura été l’occasion d’analyser les insuffisances du texte, poser les problèmes liés à la révision des conventions collectives interprofessionnelle et sectorielle du bois et bâtiment, et spécifiquement d’identifier et d’analyser les forces, faiblesses, menaces et opportunités, les conventions collectives interprofessionnelles et celle du secteur du bois et bâtiment en lien avec les observations de la commission des experts de l’OIT, évaluer les impacts négatifs sur les libertés syndicales et d’expression, les droits sociaux et économiques des travailleurs…
Inscrite au projet régional Afrique Bois et Bâtiments (N°0377-BCPA/USYNEM BTP) soutenu par des partenaires dont CNV Internationaal et au plan d’action 2025 de l’USYNEM-BTP, la présente activité a permis d’explorer et proposer des pistes d’amélioration dans le cadre de la relecture, d’élaborer et adopter des résolutions et recommandations à l’endroit des différents partenaires sociaux pour des actions syndicales et de plaidoyer. Elle relance le débat de la relecture requise, conformément aux observations de la Commission des experts de l’OIT suite à la saisine des confédérations syndicales du Togo (STT et UNSIT).


