samedi, avril 11, 2026

L’ATC parle hygiène alimentaire avec les consommateurs de Kovié-Djemekey

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A l’occasion de la Journée mondiale des droits des consommateurs, observée le dimanche 15 mars 2026, l’Association togolaise des consommateurs (ATC) est descendue sur le terrain, au plus près des consommateurs. Ainsi, elle a choisi de sortir de Lomé et d’aller, dans le cadre d’une campagne de sensibilisation des consommateurs, notamment à la rencontre des populations de Kovie Sevexo-Djemekey, dans la commune du Zio 2, pour une sensibilisation sur l’hygiène alimentaire.

Léon Agboka parlant à…

« Hier dimanche 15 mars était la Journée des droits des consommateurs à travers le monde. Mais on sait que tout le monde n’est pas libre dimanche, certains doivent aller à l’église, d’autres se reposer. Et donc on a ramené l’activité sur aujourd’hui (lundi, Ndlr) pour échanger avec les populations de Kovie-Djemekey sur comment la bonne hygiène alimentaire peut sauver des vies et procurer la santé à toute la population », contextualise Freddy Dougna, responsable de la communication à l’ATC.
La rencontre qui a eu lieu le lundi 16 mars, dans l’enceinte de l’Ecole primaire apostolique de la localité, en présence du chef du village Togbui Agbofa-Akpaka V et du conseiller municipal Zio 2 Yawovi Ahossey et a connu une forte mobilisation de la population, aura été l’occasion d’entretenir l’assistance. D’abord sur l’ATC et ses missions, exercice effectué par M. Dougna. Puis sur le thème « Une bonne hygiène alimentaire sauve et protège des vies » par Léon Agboka, le responsable de la commission Santé de l’association consumériste.

…l’assistance

Au cours de la sensibilisation, le présentateur a pointé les mauvaises pratiques d’hygiène alimentaire nuisibles à la santé, soutenu par moments par le Président de l’ATC Benetti Gagalo : absence d’hygiène dans la préparation des aliments de rue, promiscuité des animaux mangeant dans les ustensiles, proximité des latrines traditionnelles et contamination des aliments, emballage des aliments chauds dans du sac plastique, absence de protection des mets vendus au bord de la rue, non-stérilisation des cuillères, enfumage de la viande à l’aide des pneus, usage excessif de l’engrais chimique dans les cultures…
La délégation de l’ATC s’est vu apporter de l’eau au moulin par des responsables locaux dont le conseiller municipal qui a mis l’emphase sur des pratiques alimentaires nuisibles dans le milieu. C’était aussi l’occasion pour les hôtes de prodiguer des conseils utiles à leurs interlocuteurs : salubrité et observation absolue de l’hygiène alimentaire à la maison, dénonciation des mauvaises pratiques d’hygiène par les vendeurs/vendeuses de mets, nécessité de faire de petits jardins personnels pour avoir des denrées naturelles, etc.

Les responsables de l’ATC à la rencontre

Le message est visiblement passé, en témoignent l’implication des participants aux échanges, les questions posées, les contributions, les engagements personnels pris à l’occasion…« Je retiens essentiellement, de ce qu’ils nous ont dit, qu’il est bon de prendre soin de notre alimentation puisque notre santé en général est basée sur ce que nous consommons », confie Dodji Kodjovi Agbodouamenou, un participant. « Les explications des responsables de l’ATC nous ont prouvé que nous avions tout faux par rapport à certaines pratiques alimentaires habituelles que nous croyions bonnes (…) On s’est aussi rendu compte que les produits que nous-mêmes cultivons dans nos champs sans engrais chimiques sont bien mieux pour notre santé», renchérit Esaïe Adra, un autre habitant.
D’aucuns ont même formulé des plaidoyers à transmettre aux décideurs dont la sortie fréquente du service d’hygiène, la réduction des prix du gaz domestique, du carburant, etc. Au regard de la proactivité et de l’intérêt manifeste des populations au sujet, les responsables de l’ATC ont promis y retourner pour une autre sensibilisation sur bien d’autres sujets.

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