mercredi, mai 20, 2026

Les doléances transmises par les centrales syndicales au gouvernement ce 1er mai 2026

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La traditionnelle présentation du cahier de doléances par les centrales syndicales au gouvernement, comme de coutume, a eu lieu ce vendredi 1er mai 2026, au cours d’une séance sur l’esplanade du Palais des congrès de Lomé. Et à l’occasion, la Coordination des centrales syndicales du Togo (CCST) en a formulé et transmis quatre (04) au gouvernement, représenté par le Secrétaire Général Stanislas Baba, en présence du Président du Conseil national du patronat (CNP) Laurent Coami Tamegnon, entre autres autorités.

Vissikou Senouvo transmettant le cahier de doléances à Stanislas Baba

Mise en conformité de la législation nationale du travail et son application, notamment en matière de droits et de libertés fondamentales, avec les normes internationales du travail (NIT) ; rétablissement du dialogue social ; reconnaissance effective des syndicats comme organisations d’utilité publique avec accord du plein moyen de leur rôle et de leurs actions à travers l’octroi d’une véritable subvention ; et plus d’attention aux travailleurs/travailleuses de l’économie informelle non ou mal couverts par la protection sociale, de par la non-ratification de la Convention 189 sur le travail décent et la mise en œuvre de la Recommandation 2022 sur les socles de la protection sociale des travailleurs de l’économie informelle.
Ainsi se déclinent les doléances formulées par les centrales syndicales, sept (07) en tout à savoir, la Confédération générale des cadres du Togo (CGCT), la Confédération nationale des travailleurs du Togo (CNTT), la Confédération syndicale des travailleurs du Togo (CSTT), le Groupe des syndicats autonomes (GSA), la Synergie des travailleurs du Togo (STT), l’Union générale des syndicats libres (UGSL) et l’Union national des syndicats indépendants du Togo (UNSIT). Et loin d’être factices, elles sont décrites comme « des faits, des raisons ou des réalités douloureuses dans les ménages, dans les cœurs », des grognes individuelles relayées en « formelles clameurs collectives ».
« Il est incompréhensible qu’il soit interrompu alors que tous les mandants tripartites semblent en reconnaitre la nécessité et en réclament le renforcement comme outil de préservation de la stabilité et de justice sociale plus que tout autre supposé moyen. Il passe bien entendu par la réhabilitation du Conseil national du dialogue social (CNDS) (…) Des poches de problèmes spécifiques pourraient y trouver des solutions : taux de cotisation à l’Assurance maladie universelle (AMU), non-exécution des décisions de justice dans l’intérêt vital des travailleurs, vague de licenciements abusifs, reconsidération des pensions et mise à jour du registre des malades à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), etc. », s’offusque Vissikou Senouvo, Secrétaire Général de l’UNSIT et Porte-parole de la CCST à cette occasion, au sujet du dialogue social.

Vue de l’assistance des travailleurs

Même si le bilan de la mise en œuvre du cahier de doléances du 1er mai 2025 n’est pas fameux – seulement deux (02) sur les treize (13) en tout formulées connaissent un début d’exécution avec la révision en cours de la Convention collective interprofessionnelle -, ces quatre nouvelles sont présentées comme « des cris de douleurs sui generis des travailleurs et de leurs ménages » auxquels « la masse laborieuse attend, de toute urgence, des réponses concrètes et effectives » du gouvernement ou de l’interlocuteur social que constituent le CNP et l’Association des grandes entreprises du Togo (AGET).
Représentant les employeurs, Laurent Coami Tamegnon assure les centrales syndicales de l’intérêt à leurs préoccupations qui, croit-il fermement, appellent à « des réponses appropriées concertées ». «Face aux doléances exprimées, le Conseil national du patronat réaffirme son engagement à œuvrer aux côtés du gouvernement et des partenaires sociaux à la recherche des solutions équilibrées, réalistes et durables », souligne-t-il. Et d’insister sur « le renforcement du dialogue social permanent tant au niveau bipartite que tripartite en vue d’anticiper les tensions et construire ensemble les réponses adaptées ».
Profitant de l’occasion, le porte-voix des employeurs se plaint subtilement du « contexte particulièrement difficile » auquel font face les entreprises togolaises marqué par de nombreux défis dont la crise énergétique, la hausse des coûts de production, les pressions sociale et fiscale, la concurrence internationale croissante, les difficultés d’accès aux financements, en l’occurrence pour les PME et PMI. Il formule aussi à demi-mot des doléances – soutien à l’entrepreneuriat, consolidation du climat des affaires, promotion d’un environnement décent, formation professionnelle et développement des compétences…

Vie des autorités et des responsables syndicaux

En réponse aux demandes des centrales syndicales, Stanislas Baba, qui représente par ailleurs à cette rencontre le Président du Conseil, dit en avoir pris note (sic). Et d’exalter le dialogue social face aux enjeux du monde du travail (précarité de l’emploi, inflation, inclusion des femmes et des jeunes, etc.) : « Nous n’avons d’autre choix que de renforcer le dialogue (social) que nous appelons de tous les vœux (…) Nous croyons fermement que c’est par le dialogue, la concertation et la responsabilité partagée que nous parviendrons à préserver et améliorer durablement les conditions de vie et de travail de l’ensemble des Togolais et Togolaises ».
Rendez-vous le 1er mai 2027 pour connaitre le bilan.

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