jeudi, mai 28, 2026

L’ATC redoute « une augmentation en chaîne des coûts du transport, des denrées alimentaires, services et produits de première nécessité »

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L’augmentation au Togo des prix des produits pétroliers à la pompe depuis mercredi a du mal à passer. A l’Association togolaise des consommateurs (ATC), l’on voit une « mesure aux conséquences particulièrement lourdes pour tous les consommateurs togolais déjà confrontés à une cherté de la vie persistante et continue».
Réagissant à cette hausse (8 % environ pour le super sans plomb et 60 % pour le pétrole lampant ), Fridolin Adonsou, Vice-président et chargé des Affaires juridiques de l’ATC croit fermement que « dans un contexte marqué par les incertitudes sociales et les préoccupations liées à la cherté du coût de la vie au Togo, cette mesure exige davantage de concertations et de mécanismes d’accompagnement qui devraient être discutés entre les acteurs de la vie économique et social et le gouvernement ».
Il craint qu’elle n’entraine « inévitablement une augmentation en chaine des coûts du transport, des denrées alimentaires, des services et des produits de première nécessité » et n’accentue « les difficultés économiques et sociales de la plupart des Togolais, surtout les ménages les plus vulnérables ».
A l’ATC, l’on aurait même préféré que « le gouvernement fixe le maximum des prix plutôt que de laisser la latitude qu’ils soient augmentés dans les zones les plus reculées », convaincu si le maximum est prévu, cela assurera « une certaine concurrence au niveau des zones qui sont plus proches et de limiter la marge de manœuvre au niveau des plus reculées ».
Qu’à cela ne tienne, l’association consumériste reste convaincue que des mesures d’accompagnement peuvent quand même être prises. « Si on veut minimiser les effets de cette augmentation, il est possible d’envisager des mesures vis-à-vis des acteurs qui sont dans le transport public, des biens et marchandises », souligne M. Adonsou. « La décision mérite plus de réflexion pour ne pas trop impacter le panier de la ménagère déjà très fragile », insiste-t-il.
L’ATC exhorte, au demeurant, le gouvernement à « revoir cette décision, ouvrir un cadre de dialogue inclusif avec les acteurs socioéconomiques et mettre en œuvre des mesures urgentes visant à protéger le consommateur et contenir les conséquences de cette augmentation », pour éviter d’« aggraver la situation du consommateur togolais ».

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