samedi, septembre 5, 2026

Le Togo est « un pays qui respecte le droit », Me Jil-Benoît Afangbedji

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Ce n’est pas une punchline à la Zlatan Ibrahimovic. Ce n’ est pas non plus une boutade sortie sous l’effet d’une puissante substance psychotrope. C’est une affirmation faite, jeudi, en toute conscience et possession de ses pleines facultés intellectuelles, par Me Jil-Benoît Afangbedji, en « personne ressource » du Réseau panafricain des organisations de défense des droits de l’Homme et des associations de la société civile, lors de la conférence de presse réponse au memorandum d’une « opposition en quête de repères », dans la salle Saint-Therese de l’Agora Senghor, une maison de Dieu donc.

« Nous sommes dans un pays qui respecte le droit », s’est en effet permis l’avocat autrefois de célèbre réputation devenu clivant. Relancé dans la phase des questions réponses par un journaliste qui lui a fait un bref rappel de son parcours dans la lutte politique au Togo et voulu savoir à partir de quand le Togo a commencé à respecter le droit, Me Afangbedji s’est employé à argumenter.

Après avoir rappelé, à toutes fins utiles, son passé de Président de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT Togo), de l’association Ensemble pour les droits de l’Homme (EDH) et de membre du Collectif « Sauvons le Togo », l’avocat a bredouillé : « Si à cette période un peu difficile de notre pays, nous avons quand même, à des moments donnés, eu à nous réunir, à manifester, je crois que c’est quand même quelque chose de très important. S’il n’y a pas le droit, s’il n’y a pas au moins un minimum de liberté, on ne serait pas en mesure de le faire et même créer cet organe. Je le dis et je le répète ».

« En dehors de ça, en étant même dans cette salle, on peut venir nous disperser; mais nous sommes en train de faire un débat contradictoire, constructif, fructueux, avantageux pour notre pays le Togo que chacun veut voir Or de l’humanité. Et aujourd’hui nous échangeons de manière transparente », ajoute-t-il.

« Les Togolais perçoivent leurs salaires. Des Togolais vont, demain, pour le programme français, envoyer leurs enfants à l’école. Les Togolais vont les envoyer davantage à l’école à partir du 14 septembre. Nous avons l’habitude de nous déplacer du Sud au Nord, de l’Est à l’Ouest. C’est le droit ! », répond encore Me Afangbedji. Et ce n’ est pas tout.

Dans sa tentative de justification de ses propos, il bredouille encore : « Nous avons une santé agissante, systématique et manifeste, avec de nouveaux hôpitaux qui sont installés, créés. C’est le droit à la fin ! Nous avons des ministères chargés de réguler…les actions. C’est le droit à la fin ! ».

Ce que tu n’as jamais vu, ne dis pas que ça n’existe pas. Ce proverbe ivoirien trouve tout son sens, avec cette sortie de Me Jil-Benoît Afangbedji. Si quelqu’un n’est pas d’accord, qu’il saute et cale en l’air, dira-t-on du côté du Cameroun ou de la Côte d’Ivoire, sur fond d’humour. Le Togo et ses tartufferies.

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