Après les enseignants et experts en développement curriculaire du primaire et de l’éducation non formelle du 18 au 23 mai, c’est au tour de leurs collègues du secondaire général et technique de se faire former aux fins d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption dans les curricula d’enseignement au Togo. Et c’est du lundi 19 au jeudi 22 octobre 2026 à l’Hôtel La Concorde à Lomé.
« La lutte contre la corruption ne saurait se limiter aux mécanismes de contrôle, aux mesures de prévention institutionnelle ou aux sanctions prévues par les textes. Elle exige également une action durable sur les consciences, les comportements et les valeurs qui orientent les choix individuels et collectifs », souligne au lancement officiel des travaux ce mardi 20 octobre Kimélabalou Aba, le Président de la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilés (HAPLUCIA), institution organisatrice.
« L’éducation constitue un levier stratégique dans la prévention de ce phénomène. Elle permet de préparer les citoyens, dès leur parcours scolaire, à reconnaître les comportements contraires à l’intégrité, à comprendre leurs conséquences et à adopter des attitudes conformes aux exigences de la probité et de la responsabilité », relève-t-il au sujet de ses bienfaits.

« La corruption compromet le développement de nos nations et affaiblit la confiance des citoyens envers leurs institutions. Or, c’est à l’école que se forment les consciences de demain. Investir dans l’éducation à l’intégrité, c’est donc investir dans l’avenir même de notre pays », renchérit Koffi Agbozoh, Doyen de l’Inspection générale de l’Education, représentant le ministre de l’Education nationale.
A la HAPLUCIA, l’on en est convaincu, intégrer l’éducation à la lutte contre la corruption dans les programmes du secondaire revient à accompagner les élèves dans la formation de leur jugement moral et civique, tout en leur donnant les moyens de comprendre les enjeux de la bonne gouvernance et les conséquences des atteintes à l’intégrité. Forte de cette conviction, elle entend faire de l’école un véritable creuset de l’intégrité, où les apprenants découvrent, dès le plus jeune âge, les conséquences de la corruption et comprennent l’importance de l’honnêteté, de la probité, de la responsabilité et du respect des règles.
Les participants sont appelés à jouer un rôle essentiel dans la conception, l’organisation et l’évolution des contenus d’enseignement, identifier les possibilités et modalités d’intégration des notions d’éthique telles que l’intégrité, la probité, la transparence, la redevabilité et de lutte contre la corruption dans les programmes de l’enseignement secondaire. L’enjeu est donc de parvenir à une intégration pertinente, progressive et adaptée aux réalités de l’enseignement secondaire. L’ambition affirmée est de léguer aux générations futures un pays dont le développement repose également sur la qualité morale de ses citoyens, le respect du bien commun et la primauté de l’intérêt général.

La présente session de formation s’inscrit dans le Projet d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption dans les curricula d’enseignement et de formation au Togo, soutenu par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) à travers l’initiative GRACE (Global resource for anti-corruption education and youth empowerment) et représenté à la cérémonie d’ouverture par Mme Isatou Batonon, représentante de la Coordinatrice-Résidente du Système des Nations Unies (SNU) et formatrice. Avec GRACE, il est proposé des approches pédagogiques pratiques, interactives et adaptées aux enfants et aux jeunes encourageant la participation, la réflexion critique et la prise de décision éthique.


