Lancé le 31 juillet dernier, le processus de marquage des produits pétroliers au Togo connaît une nouvelle étape, celle du contrôle. Elle a démarré avec la phase test ce lundi 2 novembre 2026 dans quelques stations essence à Lomé. Organisée par la Commission chargée du suivi de la Solution automatisée de marquage (SAM), en collaboration avec la société SICPA Togo SAU spécialisée dans la Solution automatisée de marquage, elle permet de procéder à la vérification du niveau de conformité des produits pétroliers servis aux consommateurs…

Pour ce démarrage de la phase de contrôle effectué en présence de représentants de l’Officie togolais des recettes (OTR), du ministère en charge du commerce, ce sont trois (03) stations d’essence qui ont accueilli l’équipe d’inspection : CAP-Togo sise à la Direction Générale près de l’aéroport, SOMAYAF Boulevard Jean-Paul II et TOTAL Energies de Djifa-Kpota. Il s’agit des stations préalablement marquées à la Société togolaise d’entreposage (STE).
Le marquage avait consisté, faut-il le rappeler, à injecter dans le produit pétrolier une molécule qui est un traceur. « Aujourd’hui avec la phase de test, avec des matériels spécifiques, il s’agit de retrouver le niveau de concentration du traceur préalablement injecté à la source au moment du chargement », précise Sosso Balam Tchamdja, DG SICPA Togo SAU.

Dans chaque station inspectée, l’équipe a prélevé des échantillons de produits pétroliers aussi bien dans les cuves que dans les pompes et procédé séance tenante à l’analyse dans des laboratoires mobiles dotés d’équipements modernes aux normes internationales et notamment ISO 17025. Et les résultats se sont révélés concluants.
« Tout se passe bien », se réjouit Esso-Wavana Ahmed Adoyi, le Président de la Commission chargée du suivi de la Solution automatisée de marquage. Et d’aviser les opérateurs dans le circuit pétrolier que le contrôle a débuté et les appeler à se conformer à la réglementation.

Cette phase de test lance donc le processus de contrôle généralisé devant s’étendre à tout le territoire national. Ce sont en tout cinq cents (500) échantillonnages qui doivent être effectués par mois, selon les charges contractuelles. Et des sanctions sont prévues en cas de résistance au contrôle, de même que de découverte de dilution, de fraude, etc. Et elles vont de la pénalité au scellage pur et simple des pompes…


