Au Cercle des femmes et filles accomplies (C2FA), on n’a pas fait dans le folklore pour commémorer la journée internationale des droits de la femme. Ses responsables ont préféré agir (sic), la marquer de façon efficiente avec deux activités d’impact, une sensibilisation des femmes aux violences basées sur le genre (VBG) et une partie de football. Une façon de donner un carton rouge à ces violences faites aux femmes. Ces activités ont eu lieu le samedi 7 mars dernier à Awatame. En présence de la Cheffe du quartier Maman Akossiwavi Gagli VII, d’un représentant de la Direction préfectorale des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance Kodjovi Nakougbé…

« En cette journée du 07 mars 2026, nous ne sommes pas seulement réunies pour célébrer ; nous sommes réunies pour agir. Aujourd’hui, nous dénonçons avec force les violences basées sur le genre (VBG). Ces violences physiques, sexuelles, psychologiques ou économiques brisent des vies, freinent le développement de notre communauté et empêchent les femmes de réaliser leur plein potentiel. Que ce soit à la maison, au travail ou dans la rue, la violence ne doit plus jamais être tolérée », justifie Mme Koboyo Tchalla, chargée de programme en chef du C2FA.

Pour les besoins de la cause, des femmes du quartier provenant de groupements communautaires in situ, notamment les GEC (Groupe d’épargne et de crédit) Eganyo et Dékawowo d’Adidgome Awatame ont été entretenues sur la question par Irène Dzahlin, docteur en anthropologie du genre et développement. Historique du 8 mars, VBG, typologies, conséquences sur la jeune fille ou la femme, conseils utiles, ce sont autant d’angles sur lesquels la problématique a été abordée.
« Dans nos communautés, les VBG persistent malgré les sensibilisations et les lois (…) Nous avons amené les participantes à cette sensibilisation à comprendre que la femme a les mêmes droits que l’homme. Même si nos sociétés sont basées sur le patriarcat, nous devons nous connaitre et nous assumer, travailler pour nous réaliser et contribuer à la construction de notre nation. Il est donc nécessaire que chaque individu connaisse les droits humains, respecte les droits de l’autre, l’accepte pour la paix dans nos communautés », indique au terme de sa présentation Dr Irène Dzahlin.

Au-delà de les outiller sur les VBG, cette activité vise aussi à informer les femmes des mécanismes de dénonciation et de prise en charge. « C’est pour amener les femmes de cette communauté à reprendre leur place d’antan (…) Parmi elles, certaines subissent des VBG sans pour autant le savoir», souligne la chargée de programme en chef du C2FA. Et d’encourager les femmes à dénoncer les VBG.
La sensibilisation a laissé place à la partie de football de petits poteaux entre les femmes des deux GEC susmentionnés.
Cette sortie, faut-il le rappeler, est la toute première de l’association C2FA. Elle œuvre pour l’autonomisation de la femme, l’engagement citoyen et le développement communautaire, la santé féminine en passant par le sport.


