dimanche, avril 12, 2026

Le CONAC et la CENTIF outillent les acteurs de la chaine pénale contre le financement du terrorisme

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L’hôtel Lamirel à Sokodé abrite, depuis ce mardi 24 mars 2026, un atelier national de renforcement des capacités des acteurs de la chaine pénale. Initiative du Comité national de coordination des activités de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (CONAC), en collaboration avec la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), la rencontre rassemble les autorités d’enquête et de poursuite des régions Centrale, de la Kara et des Savanes. Objectif, les outiller à mieux accomplir ces prérogatives essentielles dans la lutte contre le financement du terrorisme.
« La lutte contre le financement du terrorisme exige une compréhension approfondie des mécanismes financiers, des circuits formels et informels, ainsi que des dynamiques locales qui sous-tendent ces phénomènes. Dans ce contexte, le rôle des autorités d’enquête et de poursuite est absolument déterminant », souligne Bignossi Tchaa Aquiteme, le Président de la CENTIF, représentant également le Président du Comité national de coordination des activités de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (CONAC).
« Vous êtes au cœur du dispositif, à la croisée du renseignement, de l’investigation financière et de la réponse pénale. Votre capacité à prévenir, détecter, analyser et réprimer efficacement les infractions liées au financement du terrorisme conditionne, en grande partie, l’efficacité de notre dispositif national », s’adresse-t-il ensuite aux participants.

Table d’honneur au lancement des travaux

Son de cloche similaire chez Aboutou Orougou Soroude, Chef du cabinet du Président du Conseil de la Région Centrale,  représentant le préfet de Tchaoudjo, assurant les fonctions de Gouverneur de la région Centrale : « (…) L’organisation de cet atelier de renforcement des capacités offre un cadre privilégié d’échanges, de partage d’expériences et d’appropriation des outils juridiques et opérationnels nécessaires pour améliorer la détection, l’enquête et la poursuite des infractions liées au financement du terrorisme », indique-t-il.
La tenue de cette rencontre intervient, faut-il le rappeler, après la promulgation, le 2 mars 2026, d’une nouvelle loi relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Un texte alignant le dispositif national sur les standards internationaux et consolidant les prérogatives des autorités compétentes.
L’atelier de Sokodé est censé permettre de renforcer les compétences des autorités chargées des enquêtes et des poursuites, d’harmoniser les pratiques et favoriser une meilleure synergie. Il se veut aussi un cadre propice au partage d’expériences, à l’analyse de cas pratiques et à l’appropriation des typologies émergentes, en lien avec les réalités de notre environnement régional.

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