lundi, avril 13, 2026

PARCE QU’ELLES sont fortes, battantes, résilientes…

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Le campus Adidogome de l’Ecole supérieure de gestion, d’informatique et des sciences (ESGIS) s’est transformé, le samedi 7 mars dernier, en une galerie. Pour cause, la tenue, comme annoncé (https://www.letabloid.tg/2026/02/20/une-exposition-dart-le-7-mars-prochain-a-lesgis-adidogome-pour-sublimer-la-femme/), de l’exposition d’œuvres d’art réalisées autour des représentations de la femme dénommée « PARCE QU’ELLES ». Un vernissage précédé d’un colloque et d’une conférence sur la journée du 8 mars honoré par la présence de personnalités dont l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et actuel Directeur Général de la Société aéroportuaire de Lomé-Togo (SALT) Malick Natchaba, l’ancien Directeur Général du Centre togolais des expositions et foires (CETEF) Togo 2000 Kueku Banka Johnson…

Quelques tableaux…

L’Initiative vient des étudiants de la promotion 2024-2026 de Master 2 Communication & Marketing et s’inscrit en fait dans le cadre du cours d’événementiel. Qu’à cela ne tienne, elle aura permis de rendre hommage aux femmes, dans le cadre de la célébration de leur journée commémorative du 8 mars. « Nous voulons mettre en avant les représentations de la femme pour que les regards et les perceptions changent sur elle. Ce concept PARCE QU’ELLES, c’est pour dire que c’est parce qu’elles sont fortes que nous sommes ici aujourd’hui, parce qu’elles sont créatrices qu’on a la vie, battantes que ce monde existe. C’est pour remettre à la femme son triomphe, son nom et cette identité qui est force, puissance et création », explique Senyon Hodin, le chef projet.

…exposés

Les tableaux exposés proviennent de huit artistes et sont réalisés autour de quatre thématiques majeures à savoir, Identité et Emotions, Nature et Spiritualité, Histoire et Matière, Futurisme et IA. Une visite guidée a permis au public d’admirer ces œuvres produites à la main ou à l’aide de la technologie, des photographies, magnifiant la femme sous divers regards, d’avoir des explications, d’être initié au cours d’un atelier de médiation…« Moi j’ai voulu parler de l’invisible, cette force qui crée les choses qu’on ne voit pas. J’ai puisé mon inspiration de l’évangile, de ces femmes fortes dans la Bible qui se sont battues, comme Esther, pour donner le triomphe à tout un peuple», motive M. Hodin dont les œuvres portent sur « Nature et Spiritualité ».

Ces tableaux, faut-il le rappeler, étaient en vente au cours de ce vernissage à des prix promotionnels…

Les panélistes au colloque

Soutenue par Global Student Connect, la structure spécialisée dans la mobilité internationale des étudiants, l’exposition a été précédée d’un colloque sur « L’art plastique à l’ère du numérique ». Un thème disséqué par des artistes et acteurs du monde culturel et de la communication dont Jordan Paradox, artiste visuel, Efy Saboutey, expert IA & Création digitale, Jolita Boukary, chargée de communication à l’Institut français du Togo, Kanaa Azila Penty, spécialité en Industries culturelles et créatives, avec à la modération Sylvain Amewou, communicant et marketeur…

« Le numérique nous permet de digitaliser nos œuvres, d’avoir plusieurs acheteurs en ligne, de créer des communautés autour de l’art plastique (…) Nous avons aujourd’hui la possibilité de faire des transactions en ligne, d’avoir facilement des NFT (Non-fungible token, un certificat de propriété numérique unique et infalsifiable garantissant l’authenticité d’une création numérique, Ndlr) qui sont des monnaies courantes permettant d’avoir l’authenticité d’une œuvre et de pouvoir l’attribuer à la personne qui l’a achetée», vante Efy Saboutey, entre autres bienfaits du numérique. Et de conseiller aux artistes de « se faire former » et « se mettre au numérique», convaincu que « l’Intelligence artificielle joue un grand rôle dans le processus créatif », permet « d’amplifier la créativité », etc.

Vue du panel sur la conférence du 8 mars

Apports du numérique, place de l’intelligence artificielle, avenir problématique des métiers de l’art plastique, défis – authenticité, émotion…-, voilà autant d’aspects abordés par les participants au colloque. Précédé, lui aussi, d’un panel sur le thème général du 8 mars à savoir, « Droit, justice et action pour toutes les femmes et filles ». Animé par Mmes Adovi Adoté Sylvana et Lucie Kobta, toutes deux membres de l’association Women in logistics-Africa (WILA) et modéré par Laéticia Ohin, productrice de contenu.

Ce panel était l’occasion de décloisonner les conceptions, déconstruire les (mauvaises) idées reçues, bref repenser la femme. Les participantes ont rappelé le sens réel de la journée internationale  des droits de la femme, évoqué les difficultés rencontrées aujourd’hui par les femmes, fustigé les mentalités arriérées et pratiques culturelles nuisibles à son épanouissement, exploré des pistes de solution pour l’essor de la gent féminine, prodigué des conseils utiles… « Nous avons nos droits, il faut les réclamer », lance Mme Kobta.

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