A quoi sert (au juste) une association de consommateurs ? Beaucoup se sont sans doute une fois posé la question. Cette interrogation sur le rôle d’une association consumériste a motivé l’organisation, par l’Association togolaise des consommateurs (ATC), d’une séance d’échange ce jeudi 30 juillet à son siège sis à Agoènyivé, à l’endroit d’une dizaine de ses membres sympathisants.
« Ce rendez-vous d’échange participe de la démarche de l’ATC en termes de sensibilisation de proximité sur le rôle des associations de consommateurs et les droits des consommateurs », contextualise Fridolin Adonsou, Vice-président et chargé des affaires juridiques de l’ATC.
Durant la rencontre qui s’est voulue interactive, les participants parmi lesquels des étudiants et autres travailleurs ont été entretenus sur le bien-fondé de la création d’une association qui est la mutualisation des forces et la défense des intérêts autres que pécuniaires, particulièrement celle consumériste à savoir, informer, sensibiliser/conseiller et défendre les droits des consommateurs.
S’agissant du volet information et sensibilisation, ont été évoqués les cinq (05) droits fondamentaux reconnus aux consommateurs : le droit à l’information sur les biens et services proposés, le droit à la sécurité (avec des produits qui répondent aux attentes des consommateurs), le droit au choix (possibilité de comparer et choisir selon ses préférences), le droit d’être entendu (se plaindre et revendiquer) et le droit à la consommation durable.
Les associations consuméristes sont également appelées à faire des tests sur les produits, assister les consommateurs dans le règlement des litiges, les représenter et faire des plaidoyers pour la défense de leurs droits, instaurer un dialogue avec les pouvoirs publics à cette fin, œuvrer à l’équilibre du marché, attirer l’attention sur les concurrences déloyales, la vente de produits falsifiés ou prohibés…

Les participants ont été informées des actions menées par l’ATC, en illustration de ces divers rôles, comme des sensibilisations des consommateurs à Djemekey dans la commune de l’Avé 2 et à Avoutokpa (Bas-Mono 2) sur l’hygiène alimentaire, les descentes inopinées dans les supermarchés pour vérifier la qualité des produits, le contrôle de la métrologie dans les stations d’essence, la défense des consommateurs dans l’affaire de wifi zone, pour l’amélioration des prestations des opérateurs de téléphonie mobile, etc.
Les questions des participants ont tourné sur les difficultés rencontrées par l’ATC dans l’accomplissement de sa mission, comment elle finance ses activités (contributions volontaires de ses membres, participations à des appels d’offres, etc.). « Nous finançons les activités de nos propres poches, grâce aux contributions volontaires des membres et parfois à des appels de fonds. Militer dans l’association, c’est un engagement social, une question de volonté », souligne Richmond Bekley, Trésorier Général de l’ATC.
Dans le rang des participants, on concède l’utilité de la rencontre. «J’ai retenu que l’ATC est une association à but social, composée des consommateurs et qui a pour but la défense des intérêts des consommateurs à travers la sensibilisation, le conseil et les actions pratiques de défense et de plaidoyer», indique Sido Salomé Laré. Bien plus, la séance suscite de la vocation chez ce jeune, juriste de formation qui, « à la sortie de cette séance [est] résolu à intégrer l’ATC et œuvrer pour la défense des droits des consommateurs », convaincu que « nous en sommes tous ».


