lundi, septembre 7, 2026

Les parties prenantes du projet REBUMAA évaluent les résultats avant l’étape du financement basé sur la prévision

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Une des activités du projet de Renforcement de la résilience par l’engagement de multiples parties prenantes dans l’action anticipée pour les catastrophes induites par le climat (REBUMAA) mis en œuvre depuis octobre 2024 au Togo, l’élaboration du Protocole d’action précoce (PAP) devrait laisser place à la simulation du financement basé sur la prévision à travers le CASH Transfert. Dans l’imminence de cette étape essentielle, il est nécessaire que les parties prenantes apprécient les résultats et soient au même niveau d’information en vue de leur implication dans l’organisation de la distribution de l’appui financier aux ménages vulnérables. C’est ce à quoi s’attèlent les acteurs, depuis ce mardi 18 août à Tsévié et pour trois jours, au cours d’un atelier bilan et perspectives.
Assurer l’appropriation du PAP par les parties prenantes et leur implication dans la mise en œuvre de la simulation de l’action précoce à l’inondation à travers celle du financement basé sur la prévision, tel est l’objectif de cet atelier regroupant les acteurs provenant de la Croix-Rouge Togolaise (CRT), des collectivités ou localités bénéficiaires, des doctorants du centre ouest-africain de recherches sur les changements climatiques WASCAL de l’Université de Lomé, de l’Agence nationale de la protection civile (ANPC), entre autres. Spécifiquement, il s’agit de partager le bilan des activités réalisées et les perspectives à l’échéance du 31 octobre 2026 (terme du projet), les résultats des activités de préparation et de repositionnement pour l’action précoce, le plan de mise en œuvre du CASH Transfert et les rôles de chaque acteur dans le processus, etc.

Table d’honneur au lancement

« L’action phare qu’il reste à mener avant la fin du projet, c’est le financement ou la planification basé(e) sur la prévision (…) Nous avons déjà identifié cinq mille ménages vulnérables à qui donner un appui financier. Lorsque les prévisionnistes nous alerteront, nous devons les aviser et leur envoyer l’assistance financière pour que chacun, selon son plan, puisse se préparer. Et une fois que les inondations seront passées, nous retournerons voir comment chacun s’est débrouillé et mesurer l’ampleur des dégâts subis. Sur cette base, les universitaires viendront tirer des conclusions et faire recommandations, lesquelles participeront désormais aux politiques de préparation à la gestion des catastrophes», détaille Issaka Maïga-Oumarou, Coordonnateur du REBUMAA pour la Croix-Rouge Togolaise, suite lancement des travaux en présence du Président national de la Croix-Rouge Togolaise Kossi Edjam.
Initié par la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et l’Université de Hambourg (Allemagne), dans le cadre du programme Climate Adaptation and Resilience (CLARE), et mis en œuvre au Togo par la CRT, en collaboration avec WASCAL (Université de Lomé), le projet REBUMAA, sous-régional, vise à identifier des obstacles et limites aux capacités organisationnelles et structurelles pour la mise en œuvre d’une action proactive et inclusive dans la gestion des catastrophes en vue de développer les meilleurs pratiques en matière de gouvernance multi-acteurs dans un contexte harmonisé en partant sur la base scientifique par le biais du renforcement des capacités et du transfert de connaissances.

Vue des participants aux travaux

Le PAP, qui en constitue l’une des activités principales, a été élaboré pour le Bénin, le Nigeria et le Togo et vise à anticiper les catastrophes et réduire leurs impacts potentiels avant leur survenue. Au Togo, plusieurs activités ont été menées dans le cadre de la mise en œuvre du REBUMAA : mobilisation et engagement communautaire, plaidoyer auprès des autorités et parties prenantes, formation sur le transfert monétaire CASH à travers la plateforme 121, recrutement de doctorants en provenance du WASCAL, identification de sujets de recherches, etc.
Le REBUMAA se veut un projet innovant recherche-action, c’est-à-dire constitué d’actions basées sur les recherches ou les résultats d’actions sur les communautés. D’où la pertinence de l’attelage CRT-WASCAL. Pendant que la première s’occupe des actions de mobilisation communautaire), la structure universitaire mène des recherches. Présent à l’ouverture de l’atelier, le Coordonnateur du projet pour WASCAL, Prof Komi Begedou a utilement donné un aperçu des recherches menées. Il est mis en œuvre dans les localités de Togblekope, Gatigble, Tokoto et Aveglo dans la région Maritime, Anié, Atchinedji et Ogou Kolide pour les Plateaux et Massedena, Koulfiekou et Guérin-Kouka (région de la Kara) et censé profiter à environ trente mille (30 000) bénéficiaires directs et soixante-quinze (75 000) indirects.

 

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