A la veille du lancement officiel de la campagne de commercialisation 2026-2027 du soja et ses produits dérivés, prévu le vendredi 06 novembre 2026, le Conseil interprofessionnel de la filière soja (CIFS) a fait braquer les projecteurs sur le secteur. C’est à travers une journée porte ouverte (JPO) axée sur le thème « Le soja togolais : transformer localement, financer durablement et conquérir les marchés de demain ». Objectif, renforcer la visibilité et l’accompagnement financier de la filière.

« Si nous ne travaillons pas à nous faire connaitre davantage, les lancements à chaque fois seront vains», avance Mounirou Koriko, le Président du Conseil d’administration du CIFS, pour motiver l’organisation de cette journée porte ouverte. Une occasion d’échanges en acteurs de la filière autour des défis majeurs à savoir, amélioration de la productivité du soja dans le respect des normes, amélioration substantielle de la qualité des produits, de l’accès aux produits financiers et satisfaction des besoins des unités de transformation locales.
Lançant les travaux, au nom du ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, Ferdinand Sourma Ganda, dans la même logique, a exhorté les participants à orienter les réflexions aux fins de mieux valoriser les produits dérivés, intensifier les échanges commerciaux entre les acteurs, renforcer la mobilité de la filière, diffuser les innovations, répondre aux exigences des marchés en matière de normes et de traçabilité, notamment pour le soja biologique, consolider la gouvernance interprofessionnelle, et convié les financiers à accompagner la dynamique.

Au menu de cette JPO, des rencontres professionnelles pour le développement des opportunités d’affaires, mais surtout deux (02) panels pour guider les réflexions. Intitulé Soja biologique et chaine de valeur durable et axé sur le thème « Le soja biologique comme moteur de compétitivité et de développement durable : quelles opportunités pour la filière togolaise ? », le tout premier aura permis d’aborder des angles stratégiques tels que les normes (UE-EUDR) et certifications bio et l’accès aux marchés internationaux, les opportunités économiques pour les producteurs, la traçabilité et l’agriculture durable, la digitalisation.
Titré « Productivité, financement, exportation et transformation locale » et articulé autour du thème « Productivité, financement et valorisation du soja au Togo : construire une synergie entre production, transformation locale et exportation pour un développement équilibré et durable de la filière », le second panel animé par des acteurs institutionnels et financiers aura permis d’explorer les pistes d’accroissement de la productivité et de sécurisation de l’offre, de financement de la production et d’accès au crédit agricole, d’approvisionnement des unités de transformation et de développement de la valeur ajoutée locale, d’exportation, de compétitivité et d’équilibre des marchés…

De 25 000 tonnes auparavant, la production du soja a connu un boom depuis la mise en place du CIFS en mars 2018 et atteint en huit (08) ans 260 000 tonnes. Selon les statistiques, ils seraient près de 200 000 ménages à vivre du travail du soja au Togo. Le Togo s’est surtout illustré par la qualité de son soja biologique dont il a été premier exportateur vers l’Union européenne quatre années durant (2019-2023). Mais la filière connait, depuis quelque temps, des difficultés. A la tête du CIFS, l’on croit fermement à un retour aux années de gloire.
« Un retour aux moments de gloire est possible, et cela ne va pas durer », en est convaincu Mounirou Koriko, comptant sur le travail d’accompagnement mené actuellement pour renforcer la gouvernance de la filière, la mécanisation, la semence, l’accompagnement technique et le renforcement de capacité des acteurs…

Lancé le 28 mars 2018, le Conseil interprofessionnel de la filière soja (CIFS) regroupe trois familles professionnelles à savoir, la Fédération nationale des coopératives de producteurs de soja (FNCPS), l’Association togolaise des transformateurs de soja (ATTS) et l’Association nationale des commerçants et exportateurs de soja (ANCES). Il a pour mission de défendre les intérêts des acteurs du secteur.


