A la Ligue togolaise des consommateurs (LCT), l’on tient à l’intégrité physique des usagers de la route et des populations en général. En cette fin d’année propice aux accidents de la circulation, elle tire la sonnette d’alarme sur le fléau de l’insécurité routière qui continue d’endeuiller les familles et de fragiliser la société togolaise. Pour exorciser le mal (sic), elle lance une campagne de sensibilisation pour la sécurité routière.
« Malgré les efforts, le non-respect des règles élémentaires de conduite transforme trop souvent nos routes en lieux de drame. Pour la LCT, il est inadmissible qu’un consommateur quitte son domicile pour ses activités et n’y revienne jamais à cause d’une imprudence qui aurait pu être évitée », relève l’Association, dans une déclaration rendue publique au cours d’une conférence de presse ce lundi à son siège à Lomé (lire ici : DÉCLARATION DE LA LIGUE DES CONSOMMATEURS DU TOGO).
L’organisation consumériste appelle chaque Togolais à une prise de conscience sur trois points critiques : d’abord le facteur humain dont l’excès de vitesse, l’usage du téléphone au volant et la consommation d’alcool ou de stupéfiants qui sont des actes d’irresponsabilité majeure, ensuite l’état technique des engins et enfin le port du casque et de la ceinture.

« Le code de la route n’est pas une suggestion, mais une loi de protection », souligne la LCT dans sa déclaration, et d’exhorter les consommateurs à « être exigeants sur l’état des véhicules et des motos qu’ils utilisent », car « un pneu usé ou des freins défaillants sont des armes invisibles ». Sur le port du casque et de la ceinture, elle fait remarquer que « ce ne sont pas des accessoires de mode, mais des équipements de survie. Leur usage systématique réduit considérablement la gravité des chocs ».
Les accidents étant très souvent dus aux facteurs humains et à l’incivisme routier, la LCT veut surtout responsabiliser les citoyens sur leur vie quel que soit l’état de la route ou des feux tricolores. Bien plus, elle prône ce qu’elle appelle « galanterie routière », cet ensemble de règles consistant, même lorsqu’on estime être dans son droit vis-à-vis du code de la route ou avoir la priorité, à être tolérant et laisser passer l’autre qui peut-être est imprudent, histoire d’éviter un accident et donc préserver sa vie et celle d’autrui…
« Même quand nous maitrisons le code de la route, c’est la galanterie routière qui peut nous aider à sauver des vies humaines sur la route (…) Nous voulons qu’au Togo, on fasse la même chose qu’au Bénin, au Ghana ou au Sénégal par exemple où, quand quelqu’un s’engage sur la route, toute la circulation s’arrête pour lui permettre de la traverser avant que la circulation ne reprenne. Tout le contraire ici où quand quelqu’un s’engage, vous verrez les véhicules continuer à rouler comme si de rien n’était », illustre Dr Emmanuel Sogadji, le Président de la LCT. Et d’ajouter : « Ce n’est pas parce qu’on a droit sur la route qu’on va foncer sur ceux qui sont devant nous ».
Cette campagne de sensibilisation s’inscrit dans un projet de promotion de la prévention routière. Elle se veut une activité de longue haleine. Objectif ultime, contribuer à réduire au Togo, conformément à la résolution 74/299 de l’Assemblée Générale des Nations Unies, à réduire d’au moins 50 % le nombre des morts et de blessés sur les routes d’ici 2030.


