jeudi, septembre 3, 2026

Un réseau d’ODDH et d’OSC se dresse contre le mémorandum d’une « opposition en quête de repères »…

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L’arrêt n°ECW/CCJ/JUD/01/26 de la Cour de justice de la CEDEAO sur la réforme constitutionnelle du 06 mai 2024 au Togo continue d’alimenter la polémique. Ce jeudi 03 septembre, c’est le Réseau panafricain des organisations de défense des droits de l’Homme et des associations de la société civile qui s’est prononcé. Et de façon virulente. Contre l’opposition et le mémorandum pour une sortie de crise rendu public mardi 25 août dernier réclamant une transition politique.
« La Cour n’a ni annulé la Constitution du 06 mai 2024, ni ordonné de transition, ni imposé de dialogue national», « Le processus de la réforme a été annoncé, a connu un débat public à l’Assemblée nationale, a fait l’objet de consultations larges », « De la même manière que les autorités togolaises respectent et protègent justement le droit des citoyens à participer librement à la gestion de la chose publique, ces consultations étaient libres et non contraignantes », souligne ce réseau, dans une déclaration liminaire présentée par son Coordonnateur Me Bertin Amegah-Atsyon.
Bien loin d’une explication de l’arrêt afin d’éclairer la lanterne du commun des Togolais, cette sortie du réseau appuyée par sa « personne ressource » Me Jil-Benoît Afangbedji qui a laissé entendre que « nous sommes dans un pays qui respecte le droit », sonnait plus comme une réponse à « des organisations politiques se réclamant de l’opposition », entendu la frange de l’opposition réunie autour du mémorandum rendu public la semaine passée, que le Coordonnateur du réseau qualifie de « marchands d’illusions qui veulent se prévaloir de cet arrêt pour se faire une virginité politique improbable ».
« Derrière les apparences d’un débat juridique, se cache une opération de communication politique et d’une manœuvre de récupération politicienne», charge Me Amegah-Atsyon, qualifiant la sortie de l’opposition de « campagne (qui) repose sur une interprétation erronée de la décision, débouchant sur un mémorandum qu’il qualifie de « manœuvre de diversion destinée à permettre à une opposition en quête de repères de se recomposer une place sur l’échiquier politique national au prix d’une désinformation des citoyens ».
Ces ODDH et OSC sont formelles : « La Cour n’a pas ordonné l’annulation de la Constitution togolaise du 06 mai 2024. Elle n’a pas ordonné le rétablissement automatique de la Constitution de 1992. Elle n’a pas déclaré nulles les institutions issues de la réforme. Et surtout, concernant le droit des citoyens à participer à la conduite des affaires publiques, la Cour a conclu que la République togolaise ne pouvait pas être tenue responsable d’une violation de ce droit, faute de preuve que les citoyens avaient été empêchés de voter, de se présenter ou de participer au processus électoral ».
Dont acte. Les intéressés surtout apprécieront.

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