Ils ont jusqu’au samedi 28 février 2026 pour déguerpir tant de corps que de biens la plage qu’ils squattent depuis des années pour leurs affaires. Il leur reste donc seulement 48 heures pour ce faire. Mais, réunis au cours d’un point de presse ce jeudi, ils s’en remettent au Président du Conseil Faure Gnassingbé et implorent sa clémence. Eux, ce sont les tenanciers de bars et restaurants installés sur la plage du côté de la commune du Golfe 1, regroupé au sein de l’Association des tenanciers de bars et restaurants (ATBR).
Ils reconnaissant squatter la plage pour leurs affaires, mais avancent que leur installation sur la plage rend bien des services. Leur installation, arguent-ils, contribue à la propriété du littoral, à la sécurité le long de la plage…« (…) C’est dans cette logique de salubrité publique côté plage et en bordure de mer que nous, tenanciers de bars et restaurant, en accord avec la maire du Golfe 1, sommes installés à titre provisoire sur le littoral du ressort de la commune », souligne l’Association dans sa déclaration rendue publique. Elle souligne par ailleurs que leur installation sur la plage depuis 2022 aura permis d’engager au moins sept cent quarante-quatre (744) collaborateurs dont des serveurs, cuisiniers, chauffeurs, agents de sécurité, comptables, etc.
Qu’à cela ne tienne, ces tenanciers de bars et restaurants avouent comprendre la légitimité de l’ordre à eux donné par la mairie du Golfe 1 de quitter la plage à compter du samedi 28 février prochain et ne le contestent point. Au contraire, ils s’inscrivent dans une posture d’humilité et appellent le Président du Conseil au secours : « Très humblement, nous tous ici présents, appelons à la clémence de Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, de nous accorder jusqu’à la fin du mois de décembre 2026 ».
Ce délai, justifient-ils, pour leur permettre « de discuter et trouver un terrain d’entente avec les institutions financières envers lesquelles [ils ont] des dettes, mais aussi avec [leurs] employés par rapport à l’arrêt de [leurs] activités ». Il leur permettrait également de « ramasser [leurs] effets vu leurs tailles, sans dégâts majeurs et de trouver un endroit où les rediriger », et enfin à eux-mêmes de « faire une reconversion vers d’autres métiers ». Ces tenanciers de bars et restaurants disent compter sur l’écoute attentive à leur cri de détresse et l’humanisme du PC « pour ne pas partir d’ici criblés de dettes et [leurs] employés et leurs familles désemparés ».


