vendredi, avril 17, 2026

La DMP dénonce des entraves à la tournée parlementaire de Brigitte Adjamagbo-Johnson à Dapaong

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En tournée parlementaire dans le Grand-Nord pour  » rendre compte des activités parlementaires aux citoyens qui l’ont mandatée », « constater l’état d’abandon de nombreux chantiers d’infrastructures promis par le gouvernement, laissant les populations des Savanes dans le dénuement et l’insécurité », la députée Brigitte Adjamagbo-Johnson a été victime de restrictions ce vendredi 20 mars à Dapaong.

« Alors qu’elle entamait une mission républicaine de reddition de comptes et de contrôle des chantiers publics, la députée Brigitte Adjamagbo-Johnson a été brutalement empêchée d’aller à la rencontre des populations par les forces de l’ordre, sur instructions des autorités locales, notamment le Préfet de Tone et le Gouverneur de la région des Savanes », annonce la Conférence des présidents de la DMP dans un communiqué rendu public ce jour.

Le regroupement politique dénonce « une entrave à la mission parlementaire », « une volonté manifeste de cacher la réalité aux Togolais ». « Pourquoi empêcher une élue de constater l’avancement ou l’arrêt de travaux financés par l’argent du contribuable ? La peur de la vérité? Le gouvernement craint que l’état de délabrement des chantiers ne soit exposé au grand jour par une élue du peuple. Ce mépris du peuple, consistant à bloquer son élue, constitue une manière d’étouffer la voix des citoyens de la région des Savanes », fustige la DMP.
Pour le regroupement politique, « empêcher un député de faire son travail, c’est suspendre la Constitution. Aucun député ne doit demander une autorisation pour exister, encore moins exercer son droit souverain qui lui est garanti par la constitution », peste-t-il. Et d’exiger « la levée immédiate de toute restriction de mouvement à l’encontre de Mme Adjamagbo-Johnson et de sa délégation ».

« La région des Savanes, déjà éprouvée par des défis sécuritaires, a plus que jamais besoin de solidarité nationale et de transparence, et non de musellement politique. Le contrôle de l’action gouvernementale n’est pas un crime, c’est un devoir. Le silence n’est plus une option. La reddition de comptes est un droit, pas une faveur », souligne la DMP.

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