lundi, août 17, 2026

Des mécaniciens auto à l’école des véhicules électriques

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Le Togo est en pleine transition énergétique et la mode, c’est l’émergence des véhicules électriques et hybrides qui envahissent de plus en plus le marché. Il s’avère nécessaire d’outiller les mécaniciens sur ces nouveaux véhicules afin de mieux accompagner la dynamique. Une bonne cinquantaine d’entre eux, provenant du Grand-Lomé et de la région Maritime, se voient renforcer les compétences, depuis ce lundi 17 et ce jusqu’au vendredi 21 août, sur les systèmes de fonctionnement électronique et électrique, le diagnostic et la réparation des voitures électriques, au cours d’une formation au centre communautaire de Tokoin à Lomé.

« Aujourd’hui, il y a de nouvelles voitures sur le marché et nous avons beaucoup de difficultés à les réparer. Dans certains garages, des véhicules en bon état sont garés à cause de la réparation mal acquise. Nous avons besoin de cette formation pour fournir des compétences à nos mécaniciens et électriciens à pouvoir surmonter les difficultés qu’ils rencontrent sur ces nouveaux véhicules », avance Israël Ayaovi Koutouaty, Président de l’Association des professionnels automobiles du Togo (ASPAT), à l’initiative de cette formation.

Table d’honneur

« Nous allons renforcer les capacités des participants non seulement sur le diagnostic des pannes liées à ce nouveau système d’injection, mais aussi l’utilisation des outils adéquats pour les diagnostiquer et les techniques de réparation innovantes (…) Nous attendons que les participants acquièrent ces compétences dont le marché a besoin pour pouvoir accompagner cette transition énergétique », souligne Mawugno Kossi Amoussouvi, Directeur exécutif du Centre de formation et de perfectionnement professionnel des travailleurs, le cabinet en charge de la formation.

Cette formation est aussi un enjeu de modernisation des pratiques de réparation, d’adaptation des compétences aux besoins du marché, de résilience…Pour le Président de l’ASPAT, « le mécanicien moderne doit être capable de lire les paramètres d’un calculateur, utiliser un outil de diagnostic, interpréter les données des capteurs, contrôler les actionneurs, mesurer les signaux électriques et appliquer une méthode rigoureuse de recherche de panne pour les systèmes d’injection directe essence, diesel, hybride, électrique».

Les participants 

« Ne pas se former, c’est prendre le risque de perdre la qualification et le marché. Par contre se former, c’est saisir une énorme opportunité pour actualiser ses connaissances », renchérit Ambroise Akondo-Ali, représentant du Secrétaire exécutif du Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnels (FNAFPP), soutien financier de l’initiative.

La formation est censée permettre d’outiller les participants notamment sur la compréhension des systèmes électroniques et électriques, l’utilisation des outils modernes de diagnostic, l’identification des pannes et les techniques appropriées de réparation de véhicules électriques, les mesures de sécurité à adopter, entre autres.

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