La récente hausse des prix des produits pétroliers décidée par le gouvernement continue de susciter des réactions. La dernière en date provient du Forum togolais de la société civile pour le développement (FTSCD). Au cours d’un point de presse ce mercredi à son siège à Agoe-Sogbossito, l’organisation y est allée de ses observations et condamnation de la manière. Bien plus, elle s’interroge sur la raison d’être de la subvention alléguée (sic) du prix du carburant et demande au Parlement de jouer son rôle régalien…
Le FTSCD s’étonne du manque de communication préalable ou d’explication de l’exécutif sur cette augmentation. Rappelant les termes de l’article 24 de la Constitution du 6 mai 2024 en vigueur à savoir, « Les citoyens contribuent aux dépenses publiques en fonction de leur capacité économique, par un système fiscal juste fondé sur le principe d’égalité et de progressivité », l’OSC fait remarquer, dans son communiqué rendu public à cette occasion, que « le manque d’informations et de transparence de la fiscalité appliquée dans la structure du prix des produits pétroliers à la pompe dans notre pays suscite un débat au regard de cette disposition de la nouvelle Constitution togolaise ».
« C’est important que les pouvoirs publics expliquent, de manière officielle, claire et précise aux concitoyens, les raisons qui ont conduit à cette augmentation», insiste Kérim Ple, le Directeur exécutif du FTSCD.
Tenant compte de la faiblesse du pouvoir d’achat du Togolais et des impacts négatifs de la hausse sur le circuit de la consommation, le Forum togolais de la société civile pour le développement recommande que « le Parlement, dans le cadre de ses attributions de contrôleur de l’action gouvernementale, entende les ministères compétents sur cette révision à la hausse » à savoir, ceux de l’Energie, du Commerce, des Finances et du Budget, et de la Veille stratégique et croit fermement qu’il devrait, à cette occasion, « demander plus de clarification sur la gouvernance et la gestion du secteur pétrolier au Togo ».
L’organisation estime que la mise à l’écart des structures qui constituent un cadre idéal d’échanges et de discussions avec les partenaires sociaux et le secteur privé sur les questions en lien avec la cherté de la vie, notamment la Commission nationale sur la vie chère (CNVC) créée par l’arrêté n°2011-002/PMRT du 16 mars 2011 et le Conseil national du dialogue social (CNDS) par la loi n°2006-010 du 13 décembre 2006 portant Code du travail « comporte un risque majeur ».
Le FTSCD invite le gouvernement, en ces moments de préparation du projet de loi de finances, exercice 2027, à « initier un dialogue avec les parties prenantes de l’écosystème du secteur pétrolier, les partenaires sociaux et le patronat sur la raison d’être ou non de la subvention du coût du carburant et surtout de son efficacité » et (continuer d’) améliorer le pouvoir d’achat des Togolais à travers une fiscalité humanisée et une révision à la hausse des revenus (pensions des retraités, salaires, allocation familiales, bourses, etc.).
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