Au Syndicat national des travailleurs des sociétés d’entreprises des manutentions maritimes du Togo (SYNTRASEMTO), le bureau exécutif veut capaciter les membres à bien défendre leurs droits. Dans cette perspective, il a initié, ce lundi 8 décembre au siège de la Confédération syndicale des travailleurs du Togo (CSTT), une session de formation à leur endroit. Sur le thème « Liberté syndicale et technique de négociation collective ».

« Les syndiqués ne sont pas assez formés et il arrive que nous ayons des comportements pas dignes. Nous avons donc jugé bon de mettre l’accent sur la formation (…) A la première édition, les camarades ont été vraiment édifiés et cela a permis d’avoir certaines notions sur le mouvement syndical. Nous avons jugé bon de continuer dans cet élan pour leur permettre de mûrir afin que nous ne nous comportions pas de façon vulgaire. Cela nous aiderait à avoir des comportements responsables vis-à-vis de l’employeur au moment des revendications », justifie Yao SIKPA, le Secrétaire Général du SYNTRASEMTO.
« La plupart des membres n’ont jamais suivi une formation syndicale. Or c’est la pierre angulaire du mouvement syndical (…) Il faudrait que les participants aient ces outils afin qu’ils sachent que lorsqu’on parle des libertés syndicales, voilà les droits concernés (…) Le syndicat est créé pour que les conditions de vie des travailleurs soient améliorées. Et on ne peut les négocier que face à l’employeur. Lorsque les responsables syndicaux ne savent pas comment discuter et négocier avec l’employeur, les dispositions idoines, ils peuvent perdre des droits », renchérit Emmanuel Agbenou, le Secrétaire Général de la CSTT et formateur.

La session a tourné autour de deux conventions phares de l’Organisation internationale du travail (OIT) concentrant ces deux problématiques, la C87 portant sur la liberté et la protection syndicales, et la C98 statuant sur le droit d’organisation et de négociation. Liberté syndicale et d’activités, droits, devoirs, élaboration des textes, plan d’action, organisation régulière des instances (congrès, assemblée générale, réunion), renouvellement du bureau exécutif, styles de négociations (sur position, flexible), voilà autant d’éléments sur lesquels les participants ont été outillés.


