A la commune du Golfe 4, célébration du 8 mars rime avec football. Un match a en effet opposé, ce lundi 9 mars sur le terrain d’Akassimé, le personnel féminin de la mairie et les femmes revendeuses des marchés de la commune. En présence du maire Jean-Pierre Fabre et des conseillers, des femmes des marchés fortement mobilisées et d’un public de curieux…
Des femmes des deux équipes, mères de famille pour la plupart n’ayant pas l’habitude de jouer au foot, courant toutes derrière le ballon et dans tous les sens, lui assenant des coups de pied, ratant des gestes et arrachant des rires au public, se téléscopant parfois, certaines éreintées qui tenaient à peine sur leurs pieds et manquant juste de tomber…La rencontre avait tout d’une confrontation de femmes, l’ambiance bon enfant et la passion inhérente au football au rendez-vous.

C’est dans ce décor que les deux équipes sont allées à la pause, sur un score nul et vierge. De retour des vestiaires, l’équipe de la mairie a fini par ouvrir le score. Un second but marqué dans la foulée sera annulé pour une position de hors-jeu. Mais la tension, entre-temps montée avec l’entrée de deux joueuses visiblement jeunes pour l’équipe de la mairie, est revenue avec les supporters des marchés qui envahissent le terrain, criant à la triche. Pour calmer la tension, l’entraineur de l’équipe adverse a fini par sortir les deux joueuses en question et la rencontre a pu aller à son terme sur ce score de 1-0.
Aucune équipe n’a gagné l’autre, a glosé le maire Jean-Pierre Fabre, parlant aux joueuses au terme de la rencontre. La preuve, les deux équipes ont eu droit à une attestation et à une enveloppe. La seule différence aura été la coupe remise à celle victorieuse. Et pour capitaliser l’osmose créée, le maire a promis une sélection de joueuses dans les deux équipes afin d’en former une conjointe devant représenter la commune.

Au-delà d’une simple partie de football, ce match a une forte connotation de promotion et de soutien à la lutte des femmes pour leurs droits, quels que soient leurs statuts sociaux. « Pour nous, les femmes, qu’elles soient des agents de la mairie ou des revendeuses des marchés, elles sont pareilles, elles luttent pour les mêmes droits », indique Jean-Pierre Fabre, au sujet de la portée de cette rencontre.
«En tant que femmes, vous nous voyez, on rit avec vous, mais derrière, c’est tout un fardeau que nous portons, tout une lutte que nous menons. Que cette journée soit marquée par une fête, ce n’est pas une mauvaise chose. Mais que la lutte continue et que partout où nous serons, nous posions des actes pour libérer d’autres qui n’ont pas pu se relever comme nous », souligne Prisca, la capitaine de l’équipe de la mairie.

Les activités marquant la célébration dans la commune du Golfe 4 de la journée internationale des droits des femmes se poursuivent ce mardi avec un concours de sketchs doté de prix, un panel…


