vendredi, août 28, 2026

Validation du rapport alternatif des OSC sur la mise en œuvre de la CEDEF au Togo et aperçu des grands points traités

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Suite à la consultation nationale, le 19 août dernier, et à la rédaction du rapport alternatif sur l’état de la mise en œuvre de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) au Togo, les organisations de la société civile doivent procéder à sa validation. C’est ce à quoi elles s’attellent ce vendredi 28 août, au cours d’un atelier à l’agora Senghor.
« Le gouvernement a précédemment soumis ses 8e, 9e et 10e rapports périodiques en document unique au Comité CEDEF. Nous, en tant que société civile, nous avons aussi ce droit d’élaborer un rapport alternatif en appui au rapport de l’Etat. C’est ce qui nous amène ce matin à valider le rapport élaboré en collaboration avec une quarantaine d’organisations de la société civile », justifie Rachel Molley, Coordinatrice du programme Régional-Afrique au Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT).
Le rapport parallèle à validation porte sur des points tels que : visibilité de la Convention, mesures temporaires spéciales, ratification du Protocole facultatif à la Convention, collecte et analyse de données, droits des femmes et égalité des genres dans le contexte de la pandémie et des mesures de relèvement, changements climatiques, cadre législatif, accès à la justice, violence fondée sur le genre à l’égard des femmes et des filles, harcèlement sexuel sur le lieu de travail, mariage et vie familiale, femmes et filles exposées à des formes de discrimination croisée.

Vue des participants en travaux

Y sont également pris en compte les stéréotypes fondés sur le genre et les pratiques préjudiciables, la nationalité, l’éducation, l’emploi, la santé, l’autonomisation économique, les femmes et la paix et la sécurité, la participation à la vie politique et à la vie publique, le mécanisme national de promotion des femmes, l’institution nationale des droits de l’Homme, la traite des femmes et des filles et exploitation de la prostitution.
« Le Togo a, certes, fait des avancées, au regard des textes, pour la protection et la promotion des droits des femmes, l’égalité des genres, l’élimination des stéréotypes et des violences contre les femmes. Mais des efforts restent encore à faire malgré l’arsenal juridique mis en place, les stratégies et les mesures prises, dans la mise en œuvre concrète des textes. On continue, malheureusement, de constater que les droits des femmes ne sont pas toujours respectés, elles sont victimes de maltraitances, de violations, de stéréotypes», apprécie Mme Molley, coordonnatrice de l’atelier de validation.
Les participants à cette rencontre en format hybride, provenant des organisations intervenant sur le genre et les droits de la femme, mais également des institutions nationales, des organisations de personnes handicapées, des médias, entre autres, sont appelés à faire des amendements au draft du rapport parallèle, formuler des observations, puis procéder à son adoption. La validation devra laisser place à la finalisation du rapport avec l’intégration des observations et amendements, puis à sa soumission au Comité CEDEF avant le 4 septembre prochain.

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