Comment faire en sorte que les changements politiques et institutionnels se traduisent par des améliorations concrètes dans la vie quotidienne des citoyens ? A la Convergence patriotique panafricaine (CPP), l’on y voit la préoccupation essentielle, dans le nouveau contexte politique engendré par l’adoption de la nouvelle République. Réunis au cours de la rentrée politique du parti le samedi 07 novembre 2026 au Petit-Séminaire St Pie X à Agoènyivé, autour du thème « Nouvelle République, nouvelles attentes : comment réconcilier la politique avec les préoccupations du citoyen togolais ?», les cadres et militants, après avoir planché sur le sujet, appellent à de nouvelles approche politique et relation entre la politique et le citoyen.
« Nous nous sommes retrouvés cet après-midi pour faire le bilan de l’année écoulée et nous projeter sur l’année à venir (…) Nous avons fait notre rentrée politique sur un thème qui appelle à beaucoup d’interrogations (…) Il y a trop de débats sur la nouvelle République (…) Mais qu’est-ce que nous, partis politiques, pouvons apporter pour que le pays se développe dans l’harmonie, la cohésion nationale et surtout à travers un dialogue entre les acteurs politiques ? », avance Adrien Béléki Akouété, le Président national de la CPP, pour motiver la tenue de cette rencontre à laquelle assistaient des militants venus de différentes fédérations du pays à savoir, Dankpen, Binah, Kloto , Agou, Ave, Yoto, Bas Mono, Golfe et Agoenyive et le choix de la thématique centrale. Au-delà d’une simple reprise des activités, cette rentrée politique s’est voulue, à en croire M. Akouété, « un moment de réflexion, d’écoute et de proposition », d’examen de l’action politique « à la lumière des attentes [des] concitoyens et des responsabilités qui [leur] incombent dans le contexte institutionnel actuel » du Togo.
En effet, au cours de cette rentrée politique tenue en presence de représentants de partis invités dont l’Union pour la Republique (UNIR), le Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD), l’Union des forces pour le changement (UFC), le Parti démocratique panafricain (PDP), le Cercle des leaders émergents (CLE), le Nouvel engagement Togolais (NET) et Togo Autrement, les militants venus de différentes fédérations du pays à savoir, Dankpen, Binah, Kloto , Agou, Ave, Yoto, Bas Mono, Golfe et Agoenyive, il a été convenu que la politique ne doit pas se réduire à une affaire d’institutions, d’élections ou de compétition entre partis, mais doit être avant tout au service de la personne humaine, de la justice sociale, du développement et de l’avenir collectif. « Faire de la politique, c’est faire face aux problèmes de la société en faisant des propositions idoines et en discutant et discuter, c’est chercher ensemble des solutions aux préoccupations du citoyen », croit fermement le Président du parti. Les participants sont surtout parvenus à la conclusion que le Togo a besoin d’une politique qui rassemble plus qu’elle ne divise, propose plus qu’elle ne dénonce et que la Ve République doit être l’occasion d’une nouvelle relation entre la politique et le citoyen. Forte de cette nouvelle approche liée à la nouvelle donne engendrée, la formation politique identifie dix (10) priorités à prendre désormais en compte.
Ainsi donc, la CPP propose de : réconcilier le citoyen avec la politique en renforçant les mécanismes de consultation citoyenne, de dialogue avec les organisations professionnelles et la société civile ; donner un nouveau contenu au dialogue politique en privilégiant le débat sur les politiques publiques plutôt que la confrontation permanente ; construire un pluralisme politique plus responsable davantage fondé sur les idées, les programmes, la formation politique et la capacité à proposer des solutions plutôt que sur la multiplication des formations et des joutes entre partis politiques ; construire un nouveau pacte de confiance avec le citoyen articulé autour de quatre engagements (Ecouter-Dialoguer-Agir-Rassembler) à même de rapprocher durablement les institutions, les acteurs politiques et les citoyens.

Bien plus, Adrien Béléki Akouété et les siens appellent à : faire du pouvoir d’achat une priorité, proposent alors de renforcer les mesures en faveur des revenus modestes, soutenir la production locale, réduire les coûts de distribution essentiels et favoriser les petites et moyennes entreprises, convaincus que la croissance économique doit être perceptible dans la vie des ménages ; replacer la jeunesse au cœur du projet national en renforçant sa représentation dans les espaces de décisions, son accès à la formation, au financement et aux opportunités économiques ; faire de l’emploi des jeunes une priorité nationale, en misant davantage sur la formation professionnelle, l’apprentissage, l’alternance, l’entrepreneuriat des jeunes et les programmes de travaux à haute intensité de main-d’œuvre.
L’on s’en persuade, il faut : renforcer la justice sociale en poursuivant l’amélioration de l’accès aux soins, à l’éducation et à la protection sociale et en accordant une attention particulière aux travailleurs, retraités, femmes, jeunes, personnes vulnérables et populations rurales ; donner davantage de moyens aux territoires en renforçant les capacités financières et techniques des collectivités locales afin de leur permettre de répondre plus efficacement aux besoins des populations ; consolider la sécurité du territoire en faisant preuve de fermeté face au terrorisme, renforçant la protection des populations et la prévention durable de la radicalisation au moyen de la coopération sous régionale.
A la CPP, l’on voudrait, au demeurant, participer à la recherche de solutions et au débat national avec les convictions sociales-démocrates qui sont les siennes et son attachement à la démocratie, au dialogue, à la justice sociale et au développement partagé, et donc s’engage à réconcilier la politique avec le citoyen, la croissance avec la justice sociale et le développement avec la solidarité, bref jouer sa partition.


