samedi, mai 2, 2026

Ces riz aux dates de fabrication et de péremption falsifiées sur le marché …

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Le monde du business n’est sans doute pas un terrain réservé aux enfants de chœur et fertile à la vertu. Mais il y a de ces pratiques qui mettent en péril la santé des consommateurs et de toute la population. C’est le cas notamment de la falsification des dates de fabrication et de péremption des articles par des commerçants véreux. Un consommateur vient d’en être victime et a saisi l’Association togolaise des consommateurs (ATC).
En effet, les faits se sont passés le 19 avril 2026. Le compatriote en question achète, au cours d’un live TikTok, un pack constitué de petits sacs de riz et autres articles. Après s’être fait livrer et arrivé à la maison, ses regards sont fortuitement attirés par les dates de fabrication et de péremption. Il y est indiqué et bien mis en évidence sur une bande blanche respectivement « Juin 2025 » et « Juin 2028 ». Mais sa curiosité va lui faire découvrir le pot-aux-roses. Comme une intuition, il prend une clef et gratte la bande blanche. Il découvre, médusé, les vraies dates de fabrication et de péremption : « Janvier 2021 » et « Janvier 2024 ». En clair, il s’est fait vendre du riz périmé depuis plus de deux ans.

Le concitoyen joint au téléphone la vendeuse et s’en plaint. Celle-ci lui chante des bêtises et lui dit d’aller se plaindre où il veut. Le lendemain, le client saisit l’ Association togolaise des consommateurs (ATC) et lui signale sa mésaventure. La structure consumériste joint la vendeuse. Celle-ci tenta de se dédouaner, arguant s’être fait aussi livrer les sacs de riz comme tels par un grossiste. Après coup, se sachant sans doute démasquée et adoptant cette fois-ci profil bas, elle joint l’acheteur et lui proposa de ramener les sacs de riz en question afin qu’elle les lui change…
Loin d’être isolé, ce cas ramène au goût du jour une pratique malhonnête consistant, pour les commerçants véreux, à falsifier les dates de fabrication et de péremption des articles. Au niveau de l’ATC, l’on a saisi, en date du mercredi 22 avril 2026, des cadres du ministère en charge du Commerce, notamment la Direction du Commerce intérieur, leur laissant le soin de procéder aux enquêtes et démarches nécessaires qui s’imposent pour faire retirer ces stocks auprès de la vendeuse ou du livreur comme elle le prétend.
C’est l’occasion d’exhorter les populations à la vigilance lors de leurs opérations d’achat, et les vendeurs à la vertu, car cette pratique véreuse met en péril la santé des consommateurs. Les autorités compétentes sont aussi interpellées. Les auteurs de ces pratiques dangereuses doivent être sévèrement punis pour servir d’exemples. La santé des consommateurs et de la population dans son ensemble est à ce prix.

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