Observée le 18 décembre de chaque année, la journée internationale des migrants a été marquée jeudi dernier par le Réseau national pour la migration au Togo (RE.SY.NA.M-Togo). C’était notamment par l’organisation d’un atelier de formation au siège de la Confédération des travailleurs du Togo (CSTT) sur le thème « Honorer les travailleurs migrants et domestiques et bâtir un avenir commun ». Une cérémonie de distinction des meilleurs employée domestique et ménage de l’année a aussi marqué la journée.
« Cette tranche de travailleurs joue un rôle très important dans le développement de nos pays (…) Il est question d’attirer l’attention de la population sur leurs conditions de travail et de vie et faire en sorte qu’elles soient améliorées », justifie Emmanuel Agbenou, le porte-parole du RESYNAM-Togo. Et de regretter, au sujet des conditions de travail des employés domestiques : « La protection sociale fait cruellement défaut. C’est difficilement qu’ils perçoivent leurs salaires, parfois avec des retards »…

La communication sur le thème de l’atelier était une occasion de plus pour sensibiliser les travailleurs et l’opinion sur les dangers de la migration irrégulière, attirer l’attention des populations sur l’importance du rôle des travailleurs migrants dans le développement économique, social et culturel de nos sociétés. Une deuxième portant sur le thème « Les obligations et les bonnes pratiques en matière d’emploi des migrants » a été développée à l’endroit des participants provenant des centrales syndicales, des associations de migrants, des syndicats de travailleurs domestiques et de l’agence Welcome.
Une autre séquence de la célébration de cette journée aura été la distinction de la meilleure travailleuse domestique et du meilleur ménage de l’année 2025. Il s’agit, cette année, respectivement de Mlle Akossiwa Akouete et de Mme Marie Nambang, primées par l’agence Welcome. Au-delà de son aspect distinction, cette cérémonie s’inscrit dans une stratégie de plaidoyer pour la ratification de la Convention 189 portant sur les droits et devoirs des travailleurs domestiques.

« C’est aussi une occasion pour nous de plaider auprès du gouvernement pour la ratification de cette Convention et pour qu’il y ait une loi spécifique pour régir le travail domestique, parce que c’est un secteur complexe (…) Nous voudrions qu’il y ait une institution publique pour mieux protéger les travailleurs domestiques en leurs lieux de travail et professionnaliser ce secteur », exhorte Sylvestre Massama-Esso Assiah, son Directeur.
En rappel, pour être distingué(e) meilleur(e) employé(e) domestique, l’employé(e) doit durer auprès de l’employeur/euse, être apprécié(e) par lui/elle, épargner pour entreprendre un projet de vie. Quant à l’employeur/euse, il/elle doit réserver de bonnes conditions de travail et de vie à l’employée domestique, le/la considérer et traiter comme son propre enfant…


