A l’Union syndicale des travailleurs des entreprises nationales et multinationales du bois et bâtiment (USYNEM BTP), l’on voudrait voir les membres s’approprier les textes fondamentaux régissant le travail dans le secteur afin de mieux défendre leurs droits. Dans cette dynamique, l’organisation syndicale tient, ce jeudi 15 octobre 2026 à l’Hôtel Lazaros à Lomé, une journée de réflexion. Autour du thème «Le nouveau Code du travail, la Convention collective des BTP et la nouvelle Convention collective interprofessionnelle du Togo (CCIT) : défis et perspectives ».
« Comment défendre efficacement les travailleurs si nous ne maîtrisons pas suffisamment les textes qui régissent leurs droits et obligations ?», s’interroge Mensa Olobi, le Secrétaire Général de l’USYNEM BTP. Et de donner l’orientation : « Le nouveau Code du travail, la Convention collective sectorielle des BTP et la Convention collective interprofessionnelle du Togo doivent être des instruments concrets de protection des travailleurs, de prévention des conflits et de promotion de relations professionnelles équilibrées. Notre responsabilité syndicale est donc de nous approprier ces textes, d’identifier les difficultés liées à leur application et de proposer des solutions adaptées aux réalités de nos entreprises ».
Cette journée de réflexion s’inscrit dans le cadre d’une campagne visant à contribuer à la promotion et à la protection des droits syndicaux, du droit à la négociation collective et du respect des droits humains dans le secteur des BTP, mais aussi dans une dynamique de contribution aux initiatives pour la révision du Code du travail afin de le rendre conforme aux normes pertinentes en matière de liberté syndicale et du droit à la négociation collective. Autant d’actions logées au Projet régional Afrique Bois et Bâtiments soutenu par la CNV International et autres partenaires.

Spécifiquement, il s’agit d’informer les travailleurs des BTP sur leurs droits fondamentaux à la lumière des régressions du Code du travail de 2021, les mobiliser pour le renforcement des actions syndicales en faveur de sa révision par souci de conformité aux Conventions 87 et 98 de l’Organisation internationale du travail (OIT), renforcer les capacités des membres sur les dispositions liberticides et les actions nécessaires face aux restrictions légales et interpeller les autorités et les employeurs sur leurs obligations au regard des conventions de l’OIT et exiger l’abrogation des dispositions régressives du Code du travail.
Pour outiller les participants, en majorité des délégués syndicaux des entreprises membres de l’USYNEM BTP, mais également des représentants d’autres organisations syndicales, sont programmées des communications sur les sous-thèmes «Le nouveau Code du travail togolais : grandes innovations, défis et perspectives pour les travailleurs des BTP» et « Convention collective des BTP et nouvelle Convention collective interprofessionnelle du Togo (CCIT) : enjeux, articulation et perspective». Assurées par Yao Koussodji, Inspecteur du travail et des Lois sociales.
« Au regard des difficultés que certaines organisations syndicales rencontrent aujourd’hui, il est vivement souhaité que des plaidoyers soient faits à l’égard des autorités pour aller vers une harmonisation des dispositions afin qu’elles soient arrimées aux normes internationales, notamment les Conventions 87 et 98 de l’OIT», souligne le communicateur, appelant de même à œuvrer à la révision de la Convention collective des BTP et son arrimage à la Convention collective interprofessionnelle de 2026 contenant des dispositions plus évoluées.
Au terme des travaux, il est prévu l’élaboration d’une plateforme de revendications des travailleurs des BTP à adresser à qui de droit.


